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Comment calculer sa tranche marginale d'imposition pour son PER ?

Déterminer sa tranche marginale d'imposition permet d'évaluer précisément l'intérêt fiscal des versements effectués sur un plan d'épargne retraite.

La tranche marginale d'imposition (TMI) désigne le taux d'imposition qui s'applique à la dernière fraction des revenus imposables d'un foyer fiscal, après application du quotient familial. Elle ne correspond pas au taux moyen réellement supporté sur l'ensemble des revenus, mais au taux marginal qui s'applique à la part la plus haute du revenu imposable. Ce taux détermine directement l'économie d'impôt obtenue lors d'un versement sur un plan d'épargne retraite, car la déduction s'opère sur cette tranche la plus élevée. Le choix entre versements déductibles ou non déductibles sur son PER dépend donc en grande partie de la tranche dans laquelle se situe le foyer fiscal au moment du versement.

Le calcul de la tranche marginale d'imposition s'appuie sur le revenu net imposable du foyer, divisé par le nombre de parts fiscales retenues au titre du quotient familial. Ce revenu par part est ensuite confronté au barème progressif de l'impôt sur le revenu, publié chaque année par l'administration fiscale, pour identifier la tranche la plus haute atteinte. Les contribuables situés dans les tranches basses ou exonérées doivent s'interroger sur l'intérêt d'ouvrir un PER lorsqu'on est faiblement imposé, car l'avantage fiscal à l'entrée reste alors limité par rapport à d'autres leviers d'épargne. À l'inverse, un revenu par part élevé place le foyer dans une tranche supérieure, ce qui renforce l'intérêt de la déduction au moment du versement.

La tranche marginale d'imposition conditionne directement l'avantage fiscal procuré par un versement déductible sur un PER, puisque l'économie d'impôt correspond à l'application de ce taux au montant versé, dans la limite des plafonds autorisés. Pour un foyer situé dans une tranche élevée, la déduction allège sensiblement l'impôt dû l'année du versement, ce qui compense en partie l'immobilisation de l'épargne jusqu'à la retraite. Ce raisonnement reste distinct de la question du support d'investissement : le choix entre fonds euros et unités de compte pour le rendement du PER relève d'une logique financière, tandis que la TMI relève d'une logique fiscale. Il convient également de vérifier les frais de gestion appliqués au contrat, qui viennent réduire l'avantage obtenu sur la durée.

Plusieurs critères permettent d'ajuster la stratégie de versement en fonction de la tranche marginale d'imposition identifiée.

Niveau de trancheIntérêt de la déduction PERPoint de vigilance
Tranche basse ou nulleAvantage fiscal limité à l'entréeComparer avec d'autres supports d'épargne
Tranche intermédiaireAvantage perceptible mais à mesurer sur la duréeAnticiper la fiscalité applicable à la sortie
Tranche élevéeAvantage fiscal généralement le plus marquéVérifier le mode de sortie choisi, capital ou rente

Avant d'arbitrer, il convient également de comparer la nature du contrat, car les différences entre PER bancaire et PER assurantiel influencent la souplesse de gestion et les options de sortie. L'âge et l'horizon de placement comptent aussi, puisque la gestion pilotée du PER s'adapte à l'horizon de la retraite et sécurise progressivement l'épargne à mesure que l'échéance se rapproche.

D'autres éléments méritent d'être examinés avant tout versement :

  • la stabilité attendue des revenus professionnels sur les prochaines années ;
  • la tranche anticipée au moment de la retraite, qui détermine la fiscalité à la sortie ;
  • la disponibilité d'autres enveloppes d'épargne déjà mobilisées ;
  • la situation familiale, qui modifie le nombre de parts et donc le revenu par part retenu.

Le calcul de la tranche marginale d'imposition donne lieu à plusieurs erreurs récurrentes qui faussent l'arbitrage en faveur ou contre un versement PER.

  • confondre le taux marginal avec le taux moyen d'imposition, ce qui conduit à surestimer l'économie réelle obtenue ;
  • ignorer l'évolution probable des revenus futurs, alors que la tranche retenue à la sortie détermine la fiscalité du capital ou de la rente ;
  • négliger la rédaction de la clause bénéficiaire, un point qui s'articule avec la rédaction de la clause bénéficiaire du PER et influence la transmission de l'épargne ;
  • oublier que l'épargne reste bloquée sauf dans les cas prévus, raison pour laquelle il convient de connaître au préalable les conditions de déblocage anticipé du PER ;
  • raisonner sur une tranche figée, alors que le barème de l'impôt sur le revenu est révisé chaque année par la loi de finances.

Une vérification régulière de sa situation fiscale évite ainsi de verser au-delà de ce que justifie réellement la tranche marginale applicable.

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Questions fréquentes

Il s'agit du taux d'imposition applicable à la dernière fraction du revenu imposable d'un foyer fiscal, déterminé selon le barème progressif de l'impôt sur le revenu et le nombre de parts fiscales retenues.

Il convient de diviser le revenu net imposable du foyer par le nombre de parts fiscales, puis de confronter ce résultat au barème progressif publié par l'administration fiscale pour identifier la tranche atteinte.

L'avantage fiscal immédiat reste plus limité pour une tranche basse ou nulle, ce qui invite à comparer la déduction obtenue avec d'autres solutions d'épargne avant de privilégier un versement déductible.

Le barème de l'impôt sur le revenu est révisé chaque année par la loi de finances, et la tranche applicable à un foyer évolue également avec ses revenus et sa situation familiale.

Une vérification régulière reste utile, car un changement de revenus, de situation familiale ou de barème peut modifier la tranche applicable et donc l'intérêt réel de la déduction au moment du versement.

Clémentine Langevin

Conseillère en gestion de patrimoine

Diplômée de l'ESSEC (Master Finance) et de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Clémentine Langevin a débuté sa carrière en gestion de patrimoine dès 2015, avant de rejoindre Perlib en 2021. Fort de plus de 10 ans d'expérience en conseil financier et en gestion de patrimoine, elle occupe aujourd'hui le poste de Manager chez Perlib. Elle accompagne les clients dans l'optimisation et la structuration de leur patrimoine avec une expertise pointue sur les enjeux fiscaux et financiers.