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Les erreurs les plus courantes à éviter avec un PER

Avant d'ouvrir ou d'alimenter un PER, mieux vaut connaître les pièges courants qui réduisent son intérêt fiscal et patrimonial.

Le PER repose sur un principe simple : les sommes versées sont investies sur des supports financiers, le plus souvent répartis entre fonds en euros et unités de compte, et l'allocation évolue selon le mode de gestion retenu. Beaucoup d'épargnants ignorent que le rendement d'un PER dépend du couple fonds euros et unités de compte choisi au moment de la souscription, un arbitrage qui conditionne le niveau de risque accepté. Autre erreur fréquente : ne pas vérifier comment la gestion pilotée s'adapte à l'horizon de départ à la retraite, ce qui peut laisser une épargne trop exposée aux marchés à l'approche de l'échéance.

Le PER existe sous deux formes juridiques distinctes, et l'erreur consiste souvent à les choisir sans en mesurer les différences. Avant de signer, il convient de comparer les différences entre PER bancaire et PER assurantiel, notamment sur le mode de sortie et la nature des supports proposés. Les frais appliqués varient également selon le contrat retenu, ce qui justifie de consulter le détail des frais de gestion d'un PER avant toute décision.

CritèrePER bancairePER assurantiel
SupportCompte-titresContrat d'assurance vie
Fonds en eurosNon disponibleDisponible
TransmissionRégime des successions classiqueClause bénéficiaire modulable

Déduire systématiquement ses versements de son revenu imposable n'est pas toujours la meilleure option. Avant de choisir, il faut comparer les versements déductibles et non déductibles sur un PER selon sa situation fiscale, car la déduction a un impact direct sur la fiscalité appliquée à la sortie. Un épargnant faiblement imposé doit également se demander si ouvrir un PER en étant peu imposé reste pertinent, sous peine de subir une fiscalité défavorable au moment du dénouement du contrat.

Le plafond de déduction non utilisé une année ne disparaît pas automatiquement : il peut être reporté sur les années suivantes. Ignorer cette possibilité prive l'épargnant d'un levier fiscal important ; mieux vaut donc savoir comment reporter ses plafonds de déduction PER sur cinq ans pour ajuster ses versements selon ses revenus. Une autre erreur fréquente consiste à négliger la transmission en ne rédigeant pas soigneusement la clause bénéficiaire du PER, ce qui peut compliquer la répartition du capital en cas de décès.

Le PER est un placement de long terme, mais la loi prévoit plusieurs situations permettant une sortie avant la retraite. Mal connaître ces règles conduit certains épargnants à immobiliser des fonds inutilement, alors qu'il existe des cas précis de déblocage anticipé du PER avant la retraite. Parmi les motifs les plus fréquents figurent :

  • l'achat de la résidence principale, qui permet de débloquer son PER pour financer ce projet
  • le surendettement constaté par une commission dédiée
  • l'expiration des droits au chômage
  • la cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire

Certains événements personnels ouvrent également droit à un déblocage anticipé, mais leur méconnaissance retarde parfois des démarches utiles. En cas d'invalidité, il est possible de solliciter le déblocage anticipé du PER pour invalidité selon les conditions prévues par le contrat. De la même façon, le conjoint survivant peut, sous certaines conditions, débloquer le PER après le décès de son conjoint avant l'âge de la retraite, un point souvent méconnu des bénéficiaires.

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Questions fréquentes

Les erreurs les plus courantes concernent le choix du contrat, la gestion des plafonds de déduction, la rédaction de la clause bénéficiaire et la méconnaissance des cas de déblocage anticipé, autant de points qui influencent directement la fiscalité et la disponibilité de l'épargne.

Certaines erreurs peuvent être corrigées, par exemple en modifiant la clause bénéficiaire ou en ajustant le mode de gestion, mais d'autres, comme un versement déduit à tort, nécessitent des démarches spécifiques auprès de l'assureur ou de l'administration fiscale.

Non, la déduction n'est pas automatique ni systématiquement avantageuse : elle dépend du niveau d'imposition de l'épargnant et de la fiscalité appliquée à la sortie, ce qui impose une analyse préalable avant chaque versement.

Il convient de vérifier en amont les cas de déblocage anticipé prévus par la loi, tels que l'achat de la résidence principale, l'invalidité ou le décès du conjoint, afin d'anticiper les besoins de liquidité avant l'échéance de la retraite.

Clémentine Langevin

Conseillère en gestion de patrimoine

Diplômée de l'ESSEC (Master Finance) et de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Clémentine Langevin a débuté sa carrière en gestion de patrimoine dès 2015, avant de rejoindre Perlib en 2021. Fort de plus de 10 ans d'expérience en conseil financier et en gestion de patrimoine, elle occupe aujourd'hui le poste de Manager chez Perlib. Elle accompagne les clients dans l'optimisation et la structuration de leur patrimoine avec une expertise pointue sur les enjeux fiscaux et financiers.