lecomparateurepargne.fr
Simuler en 3 min

PER vs SCPI : comment préparer sa retraite efficacement ?

Ce guide compare le fonctionnement, la fiscalité et les risques du PER et de la SCPI pour mieux orienter votre préparation à la retraite.

Le PER (plan d'épargne retraite) est une enveloppe réglementée par la loi PACTE qui permet de se constituer un capital ou une rente disponible à la retraite, avec des versements déductibles ou non du revenu imposable ; ce choix se détermine selon la situation fiscale du souscripteur, comme l'explique la page sur les versements déductibles ou non déduits sur un PER. La SCPI (société civile de placement immobilier) fonctionne différemment : elle collecte l'épargne de plusieurs investisseurs pour acquérir un patrimoine immobilier locatif et reverse des revenus réguliers, sans gestion directe du bien par le porteur de parts.

Le PER existe sous deux formes principales, bancaire ou assurantiel, dont les caractéristiques diffèrent sur la gestion des supports et la fiscalité successorale, un point détaillé dans le comparatif PER bancaire ou PER assurantiel.

Au sein d'un PER, l'épargne est le plus souvent pilotée selon un mode de gestion qui sécurise progressivement le capital à mesure que l'échéance de la retraite approche, un mécanisme décrit dans la page consacrée à la gestion pilotée du PER selon l'âge. Les supports financiers disponibles vont du fonds euros, au capital garanti, aux unités de compte plus dynamiques mais non garanties, et le choix entre ces deux familles influence directement le couple rendement-risque du contrat, comme l'illustre l'analyse sur le rendement du PER entre fonds euros et unités de compte.

La SCPI, elle, ne propose pas de gestion pilotée : le porteur de parts perçoit des revenus liés aux loyers collectés, diminués des frais de gestion de la société, et subit directement les variations du marché immobilier et de la vacance locative.

Le choix entre PER et SCPI s'appuie sur plusieurs critères objectifs : horizon de placement, liquidité, fiscalité à l'entrée et à la sortie, et niveau de frais. Les frais de gestion diffèrent sensiblement d'un support à l'autre et pèsent sur la performance nette dans la durée, un point à vérifier via la page dédiée aux frais de gestion d'un PER. Le plafond de déduction fiscale du PER peut par ailleurs être reporté sur plusieurs années lorsqu'il n'est pas utilisé intégralement, comme l'explique le mécanisme de report des plafonds de déduction PER sur 5 ans.

CritèrePERSCPI
LiquiditéBloquée jusqu'à la retraite, sauf déblocage anticipéParts cessibles, délai de revente variable
FiscalitéDéduction possible à l'entrée, imposition à la sortieRevenus fonciers imposés chaque année
GestionPilotée ou libre selon le contratDéléguée à la société de gestion
Risque principalMarché financier (unités de compte)Marché immobilier et vacance locative

Cette comparaison reste générale : la pertinence de chaque critère dépend de la situation patrimoniale et fiscale propre à chaque épargnant.

PER et SCPI ne répondent pas à la même logique patrimoniale, ce qui n'empêche pas de les associer dans une stratégie de préparation à la retraite : le premier capitalise sur l'avantage fiscal à l'entrée, la seconde distribue des revenus réguliers dès la souscription. La rédaction de la clause bénéficiaire du PER mérite une attention particulière pour organiser la transmission du capital en cas de décès avant la liquidation, comme le détaille le guide sur la clause bénéficiaire du PER.

Le PER permet également, sous conditions, un déblocage anticipé pour financer l'achat de la résidence principale, une option qui n'existe pas pour des parts de SCPI détenues en direct, comme l'explique la page sur le déblocage du PER pour l'achat de la résidence principale.

Le PER prévoit une liste limitative de situations permettant un déblocage avant l'âge de la retraite, recensées dans le guide sur les cas de déblocage anticipé du PER. L'invalidité du titulaire figure parmi ces cas et ouvre droit à un déblocage anticipé de l'épargne, sous réserve de justifier du degré d'invalidité reconnu, comme le précise la page sur PER et invalidité.

Ces mécanismes de sortie anticipée n'ont pas d'équivalent automatique pour une SCPI détenue en direct, dont la revente des parts suit ses propres règles de marché.

Certaines erreurs reviennent fréquemment lors de l'arbitrage entre PER et SCPI. Ouvrir un PER alors que la tranche marginale d'imposition reste faible peut limiter l'intérêt de la déduction fiscale, un point à vérifier grâce à l'analyse sur l'ouverture d'un PER en étant peu imposé. Le décès du conjoint avant la retraite constitue également un cas spécifique de déblocage anticipé du PER, détaillé dans le guide sur le décès du conjoint et déblocage du PER, à distinguer du traitement applicable aux parts de SCPI transmises par succession.

Parmi les erreurs les plus courantes figurent :

  • Confondre l'avantage fiscal à l'entrée du PER avec un gain de performance garanti.
  • Sous-estimer le délai de revente des parts de SCPI en cas de besoin de liquidités.
  • Ignorer les frais d'entrée et de gestion qui réduisent le rendement net des deux supports.
  • Négliger la rédaction de la clause bénéficiaire ou les modalités de démembrement des parts.
  • Choisir un support unique sans tenir compte de l'horizon réel avant le départ à la retraite.

Besoin d'y voir plus clair entre PER et SCPI pour organiser votre retraite ?

Je fais le point

Questions fréquentes

Aucun des deux supports n'est intrinsèquement plus avantageux : le PER offre un avantage fiscal à l'entrée et une épargne bloquée jusqu'à la retraite, tandis que la SCPI distribue des revenus réguliers sans avantage fiscal spécifique à l'entrée. Le choix dépend de la situation fiscale et de l'horizon de chaque épargnant.

Certains contrats de PER assurantiel permettent d'intégrer des unités de compte adossées à des SCPI parmi les supports proposés, ce qui combine l'avantage fiscal du PER avec un sous-jacent immobilier, sous réserve des conditions prévues par chaque contrat.

Le PER reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, tandis que les parts de SCPI détenues en direct peuvent être cédées sur le marché secondaire, avec un délai de revente qui varie selon la société de gestion.

Les deux supports peuvent se combiner dans une stratégie de préparation à la retraite, le PER capitalisant l'avantage fiscal et la SCPI apportant des revenus complémentaires, sous réserve d'adapter les montants investis à la situation patrimoniale globale.

Clémentine Langevin

Conseillère en gestion de patrimoine

Diplômée de l'ESSEC (Master Finance) et de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Clémentine Langevin a débuté sa carrière en gestion de patrimoine dès 2015, avant de rejoindre Perlib en 2021. Fort de plus de 10 ans d'expérience en conseil financier et en gestion de patrimoine, elle occupe aujourd'hui le poste de Manager chez Perlib. Elle accompagne les clients dans l'optimisation et la structuration de leur patrimoine avec une expertise pointue sur les enjeux fiscaux et financiers.